Le disque laser

 Sur un disque vinyle, le signal est analogique, c'est-à-dire que les creux et les bosses du microsillon correspondent directement aux vibrations de l’air, les ondes sonores.


Avec un disque compact, au contraire, le signal est numérique, c'est-à-dire qu’il est encodé sous forme de 0 et de 1. Ainsi, on peut y enregistrer de la musique, mais aussi toute autre forme de donnée numérique

 

 

Un disque compact est lui aussi constitué de creux et de bosses, plus précisément de zones « plates » (hautes) et de creux (basses). Spontanément, on pourrait penser que le plat correspond à 1 et le creux à 0, ou bien l’inverse. En réalité, c’est un peu plus compliqué. Ce sont les passages d’un plat à un creux qui codent pour un 1 : Un faisceau laser balaye le disque à une certaine vitesse. Ce faisceau est réfléchit par le disque. Une cellule réceptrice lit le rayon renvoyé par le disque tous les 0,278µm. S’il y a une transition, c’est un 1, sinon, c’est un 0. Comment ? Lorsque la surface est uniforme, les rayons renvoyés sont en phase. Lorsque la surface présente deux niveaux, certains rayons parcourent un peu plus de distance entre l’émission et la réception, la différence de hauteur entre le plat et le creux. Cette différence est exactement égale à ¼ de la longueur d’onde du rayon laser, si bien que les rayons frappant le creux parcourent ½ longueur d’onde de plus sur l’aller et le retour que ceux qui frappent le plat. Le résultat est que le faisceau est divisé en deux groupes de rayons en opposition de phase, ce qui crée une interférence destructive. La cellule réceptive ne reçoit donc plus de signal, ce qui est interprété comme un 1. 

 

Illustrations d'O. Chaumette - Lycée JP Sartre - Bron